Les tortues de mer mâles sont davantage menacées que les femelles par le réchauffement climatique

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Les tortues de mer mâles sont davantage menacées que les femelles par le réchauffement climatique

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Par Ana Benabs, 9 janvier 2018

Il ne resterait que quelques dizaines d’années aux tortues de mer avant que l’espèce s’éteignent, indique une étude menée en Australie.

En 2017, de nombreuses espèces animales se sont éteintes, et il semblerait que la tendance s’accentue. Une étude de la revue scientifique américaine Current Biology rapporte en effet que le changement climatique représente une menace toute particulière pour les tortues de mer, et surtout pour leurs descendants.

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Les œufs des tortues vertes. Queensland Governement

En s’intéressant aux jeunes tortues de mer présentes près de la Grande Barrière de corail en Australie, des chercheurs ont constaté que les populations étaient en majorité composées de femelles. Or, chez les reptiles, le sexe du bébé dépend des conditions d’incubation de l’œuf, notamment de la température ambiante. Pour les tortues vertes, les scientifiques ont conclu qu’au-delà de 29,3 °C, les bébés étaient des femelles et en-dessous de ce nombre, des mâles.

“Cette recherche est extrêmement importante, puisqu’elle offre un nouveau moyen de comprendre ce que cette espèce endure”, explique Michael Jensen, biologiste marin et auteur de l’étude. Le biologiste David Owen raconte quant à lui que “ça ne sera pas long, quelques décennies ou un siècle avant que les mâles commencent à manquer chez les tortues de mer”. Un constat critique, alors qu’en septembre dernier, une étude annonçait l’augmentation des nombres d’œufs de tortues de mer en 2017.

Cependant, des solutions sont à envisager selon les chercheurs : créer des zones ombragées sur les plages, humidifier le sable pour le refroidir, mais aussi compter sur le Raine Island Recovery Project, un projet dédié à la protection de ces animaux marins. “On a un peu de temps devant nous”, explique Camryn Allen, co-auteur de l’étude. Maintenant, il ne reste plus qu’à l’utiliser à bon escient pour sauver cette espèce.

 

Source : Mashable France24

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