Les aventuriers du bout du fleuve Saint-Laurent

20 jours d’aventures de Blanc-Sablon à Sept-Îles en 1981

Avec Jacques Lavigne, météorologue au Bureau météorologique de Sept-Îles et Guy Bélanger, médecin et urgentologue à l’hôpital de Sept-Îles.

Je suis originaire de Montréal. J’ai travaillé pendant 36 ans pour le compte d’Environnement Canada. Dans un premier temps, durant 22 ans, à titre de météorologue et gestionnaire où j’ai pris en charge les destinées de quatre bureaux météorologiques soit ceux de Sept-Îles, Saguenay, Sherbrooke et Trois-Rivières.

En 1995, suite à la fermeture des bureaux météorologiques au Canada, j’ai réorienté ma carrière vers les communications ministérielles ou j’ai œuvré durant près de 14 ans.

Durant ce temps, de 1973 à 1995, j’ai aussi été la voix et l’image, à titre de commentateur météo pour le compte de quatre stations régionales de la Société Radio-Canada.

Roland Jomphe, le poète de la Minganie a écrit plusieurs recueils de poèmes qui ont contribué à faire connaître la Basse-Côte-Nord. Son premier recueil de poèmes publié en 1978 s’intitulait « De l’eau salée dans les veines ».

C’est exactement ce que je ressens lorsque je me remémore mon séjour sur la Côte-Nord. J’ai toujours été attiré par la mer (c’est ainsi qu’on appelle les eaux du Golfe dans l’Est du Québec).

J’étais donc prédestiné, en quelque sorte, à faire ce voyage plutôt téméraire à bord d’un petit bateau pneumatique.

Ce voyage s’est effectué en 1981, il y a maintenant 35 ans. Plusieurs éléments, tant démographiques que géographiques ont pu changer durant cette période. La route 138, par exemple, se terminait alors à Havre-Saint-Pierre; maintenant elle rejoint le village de Kégaska.

Les phares dont plusieurs étaient encore habités à l’époque ont presque tous été automatisés. De plus, la mémoire est une faculté qui a tendance à oublier; il est donc possible que certaines images ou certains noms de lieux soient erronés ou mal positionnés. Je vous invite à m’en faire part afin de pouvoir rectifier l’information.

Nous avons également ajouté des séquences vidéos prises au sol, en bateau et en hélicoptère pour mieux illustrer le propos.

Ces images ont été tirées du matériel réalisé pour le tournage, en 1991, d’un document vidéo, Les Secrets du Saint-Laurent axé sur la sécurité maritime.

Finalement, tous les propos me sont personnels et n’engagent que moi.

Conseils utiles pour se lancer dans une pareille aventure.

Une bonne planification :

  • Nombre de jours prévus pour le voyage (se donner une marge excédentaire pour tenir compte des imprévus)
  • Localiser les endroits où vous passerez la nuit (déterminer si ce sera sur le bateau ou ailleurs)
  • Ne pas lésiner sur le matériel de camping; une bonne tente imperméable capable de résister à de forts vents est essentielle. Même conseil en ce qui concerne les sacs de couchage (légers et chauds
  • Avoir un chasse-moustiques efficace
  • Prévoir des vêtements chauds et de rechange si vous êtes détrempés
  • Prévoir les quantités d’eau et de nourriture nécessaire (se donner une marge d’au moins trois jours en cas de tempête ou bris mécaniques)
  • Prévoir une quantité suffisante de carburant
  • Se munir de deux moteurs hors-bord; un principal avec la force nécessaire pour pouvoir naviguer dans de fortes mers. Un second, beaucoup plus petit, qui nous amènera au rivage ou au prochain village.
  • Avoir un jeu d’outils permettant d’effectuer des réparations mineures au moteur ou à l’embarcation
  • Avoir une bonne ancre et le cordage nécessaire pour pouvoir amarrer votre embarcation
  • L’utilisation de coupe-circuit est un gage de sécurité
  • Avoir en sa possession toutes les cartes marines couvrant tout le voyage. Les faire plastifier est un atout, sinon prévoir une enveloppe étanche
  • Avoir une boussole et/ou un GPS
  • Avoir une radio multi fréquence permettant de recevoir les prévisions de météo marine de même que les messages de la Garde côtière canadienne (prévoir des piles de rechange)
  • Avoir une radio de type CB (aussi curieux que cela puisse paraître, c’est encore un moyen de communication utilisé le long de la côte; le cellulaire peut ne pas avoir de couverture selon les endroits)
  • Ne pas hésiter à demander des informations aux pêcheurs locaux; ils connaissent mieux que quiconque leur territoire et peuvent vous indiquer les endroits problématiques
  • Toujours avoir quelqu’un (dans votre entourage) qui connaît votre itinéraire et qui pourra déclencher des opérations de secours si nécessaire. Toujours prévenir cette personne de tout changement à l’horaire ou l’itinéraire
  • Avoir à sa disposition une bonne trousse médicale contenant, entre autres, tout ce qu’il faut en cas de coupures
  • Avoir une certaine quantité d’argent liquide; la carte de crédit n’est pas acceptée partout.

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