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par Ana Benabs, 18 novembre 2017

Il fut un temps où la glace ne dominait pas l’Antarctique : des chercheurs américains viennent en effet de trouver les restes d’une forêt vieille de 280 millions d’années sur le continent austral.

L’Antarctique n’a pas toujours été une terre de glace. Des scientifiques de l’université du Wisconsin à Milwaukee ont en effet découvert les vestiges d’une flore impressionante en plein cœur du continent blanc. Des fossiles qui dateraient de plus de 280 millions d’années, comme le rapporte le site Live Science.

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Un tronc d’arbre vieux de 280 millions d’années découvert en Antarctique. Crédit : Erik Gulbranson

Il y a 252 millions d’années, l’extinction Permien-Trias a bouleversé l’état de la planète. L’émission massive de gazs à effet de serre par les volcans a entraîné une augmentation brutale des températures, donc un changement des climats terrestres, et a considérablement acidifié les océans. Ainsi, plus de 95% des espèces présentes sur Terre à l’époque ont disparu.

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Photo Crédit : Cardiff University

Le paléoécologiste Erik Gulbranson et son équipe de chercheurs se sont donc rendus en Antarctique pour observer les effets de cette exctinction sur la nature des continents. Au cours de leurs explorations, ils ont fini par trouver les fossiles d’une forêt datant d’avant ce bouleversement.

Avant cette extinction, le genre de plantes dominant en Antarctique était les Glossopteris, explique Erik Gulbranson à Live Science. Éteinte depuis, cette espèce pouvait mesurer de 20 à 40 mètres de haut et était présente massivement dans l’hémisphère Sud. À cette époque, les forêts n’étaient donc pas très diversifiées en terme de faune, et chacune des espèces avait un rôle bien particulier à jouer dans la survie des autres. Le chercheur se demande donc pourquoi ces plantes robustes n’ont pas survécu à l’extinction.

Cette découverte est très importante, puisqu’il s’agit là d’un “moyen de voir l’avant, le pendant et l’après-extinction”, explique Erik Gulbranson. Ces 13 restes d’arbres fossilisés pourraient donc permettre d’avoir une idée un peu plus précise des conséquences de l’extinction et de leur chronologie.

Erik Gulbranson et son équipe de chercheurs retourneront en Antarctique de la fin du mois de novembre à janvier 2018 pour continuer leurs travaux et “mieux comprendre comment les gazs à effet de serre et les changements climatiques ont pu affecter la vie sur Terre”.

 

Source : Mashable France24

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